Le divorce par consentement mutuel a bouleversé la façon d’en finir avec un mariage devenu impossible. Fini la toute-puissance du juge, les époux peuvent désormais tourner la page en s’accordant sur les termes de leur séparation. Depuis le 1er janvier 2017, la loi offre la possibilité de divorcer à l’amiable sans passer devant le tribunal. Mais avant de signer quoi que ce soit, il faut s’armer d’informations concrètes et peser chaque choix.
Comment s’engage une procédure de divorce par consentement mutuel ?
Le paysage du divorce est composé de quatre chemins principaux, dont trois sont semés d’embûches et de contentieux. Le divorce par consentement mutuel, lui, se démarque par son absence de conflit devant un juge. Ici, rapidité, simplicité et accord sont les maîtres-mots. Pour enclencher ce processus, pas de secret : les deux conjoints doivent tomber d’accord sur tous les sujets : la séparation elle-même, la garde des enfants, la pension alimentaire, le partage du logement, la répartition des biens… rien ne doit rester dans l’ombre. Une fois ce consensus trouvé, chacun choisit son propre avocat spécialisé en divorce, car même dans l’harmonie, le recours à deux avocats reste obligatoire.
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Ce qu’il faut retenir de la convention de divorce à l’amiable
Les avocats rédigent une convention de divorce qui doit tout anticiper : pas besoin d’expliquer les raisons de la rupture, l’important est de formaliser chaque conséquence de la séparation. Outre les aspects pratiques, enfants, pension, logement,, ce document peut aussi traiter du nom d’usage de l’épouse, des avantages matrimoniaux, des modalités de visite, ou du partage du patrimoine. Rien ne doit être laissé au hasard : chaque accord, chaque modalité, chaque détail trouve sa place dans cette convention, véritable feuille de route pour l’après-divorce.
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Combien de temps dure la procédure de divorce par consentement mutuel ?
La rapidité est l’un des atouts majeurs de ce type de divorce. Mais la durée dépend souvent des discussions et de la capacité des parties à trouver un terrain d’entente. Une fois la convention rédigée, la procédure suit un calendrier précis : 15 jours de réflexion obligatoires, 7 jours pour transmettre la convention au notaire, puis encore 15 jours pour l’enregistrement définitif. En pratique, il faut donc compter environ deux mois entre le premier rendez-vous et la fin officielle du mariage. Résultat : un processus qui va droit au but, sans détour ni perte de temps.
Divorcer à l’amiable, c’est choisir la clarté et l’efficacité. Derrière la simplicité annoncée, chaque étape mérite d’être bien comprise. Car en matière de séparation, mieux vaut avancer les yeux ouverts que se laisser surprendre par les détails oubliés.

